CAMPING “CHANT DU LAK” (8) février 6 2012
Infos : , 1 commentaireLa façade
Cà fait une semaine que les ouvertures sont terminées, la dernière a été la fenêtre de la salle de bain au rez de chaussée qui se trouvait un peu trop haute pour moi. On a rajouté deux rangées de parpaings en haut : donc rebelote pour le coffrage, et découpage de la même hauteur en bas : pour ajuster.
Lak n’a pû travaillé cette semaine, du moins pas à temps plein, il a attrappé un coup de froid donc il m’a aidé à fignoler le plan financier pour la chambre du commerce.
On a nettoyé la maison, intérieur, extérieur, rangé les morceaux de bois et fait un tour à la déchèterie. Pendant qu’il finissait de calfeuter le mobilhome, j’ai charié 1m3 de cailloux pour mettre sur le chemin : le service des voiries de la mairie n’est toujours pas passé, il est en congés. J’ai mis quelques tuteurs aux plantations de la haie, la tempête en a fait pencher plusieurs. Semaine calme, il pleut depuis 3 jours donc pour travailler ce n’est pas le pied.
On passe le réveillon du 1er janvier 2012 chez nos amis de Saujon et un tour à Royan pour la nouvelle année. Le lendemain, repas et sortie à Royan, il fait beau et beaucoup de monde se promène sur le frond de mer. On les imite, un bol d’air ravigote. Un pot à l’esplanade d’un troquet et nous rentrons. On nous a donné deux bananiers à planter ; ils s’appeleront Dom et Pat. On leur a trouvé une place près de la piscine. Ils sont munis d’une poche d’hiver contre le gel, on fait tout pour qu’ils prennent. On a appris certaines choses sur la terre car nous n’y connaissions rien, en espérant qu’elle nous le rende car on lui a mis beaucoup de plantations avec amour.
Lak passe au nettoyage de la façade : ce n’est pas une mince affaire. Il faut creuser tous les joints pour les refaire. Il passe un premier jet à l’eau avec le karcher que Marcel nous a prêté pour dégrossir : intérieur, extérieur. A l’intérieur, je l’aide en évacuant toute l’eau du 1er au rez de chaussée. A l’extérieur, il met son échaffaudage mais il ne monte pas assez haut. Son système ne fonctionne pas très bien, il est trempé, il fait froid, ce n’est pas très bon pour les os et çà n’avance pas assez vite. On achète une combinaison de pluie. Marcel lui propose son échaffaudage de pro qu’ils montent tous les deux. Lak est content, le plan de travail sera plus accessible. Maintenant, il veut un nettoyeur plus performant. Il y a une vente aux enchères à St Palais chez un carreleur. On s’y rend mais rien d’intéressant. On finit par se rendre chez Brico et on achète un karcher HP, on s’en servira toujours par la suite. Avec le pulvérisateur, il passe le produit javelisant sur les murs pour blanchir la pierre puis encore un coup de karcher pour le rinçage. Vraiment la différence de couleur se voit. En fait, ces deux pans de mur, vestiges d’une bergerie, n’avaient jamais été nettoyés. Les voisins disent que c’est joli maintenant et que Lak a effectué un travail de titan. Ces compliments donnent le moral.
On se rend à Mirembeau chez Nord Blayais acheter du sable de Montguyon. Lak fait quelques essais de couleur sur les murs intérieurs (puisqu’ils seront isolés par la suite) pour voir laquelle choisir pour les joints.
Quelques petits ennuis de santé, je suis hospitalisée. Mr Fred doit venir planter les poteaux autour de la piscine avec sa machine mais il faut les préparer en les mettant debout et les enfoncant quelque peu. Cécilia est venue passer le week-end et a pû aider son père. Lak finit de clôturer en posant le grillage. Pour celà, il a dû laisser tomber la façade qu’il reprendra plus tard.
La Mairie a chargé Mr Thierry de terrasser le chemin. Maintenant c’est fait, on est content, on ne s’embourbe plus. Photo 1, on aperçoit le calcaire bien blanc, c’est le chemin communal et le calcaire jauni c’est notre terrain : la limite des deux couleurs c’est l’entrée du camping (notre calcaire a été sali par la terre du chemin mais la pluie va remédier à celà). La photo 2, on voit bien le chemin débouché sur la route. La photo 3, là s’arrête le terrassement, juste à l’entrée du camping, le chemin encore gadouilleux s’en va vers le bois et la rivière. +Tout prend forme petit à petit. On a du retard dans les travaux ; ce n’est pas grave on ne va pas se ruiner la santé , nous en avons besoin. On ouvrira l’année prochaine tant pis, les arbres auront poussé et feront de l’ombre. Cet été, les amis viendront, munis de leur toile de tente, essayer la piscine, elle sera prête. La maison prend plus de temps que prévu mais seul le résultat compte. Travailler la pierre : des murs de 52cm, ce n’est pas monté du parpaing de 20cm ; c’est bien plus difficile et plus long, j’ai appris quelque chose.
Dès que Lak aura terminé la pose du grillage, je l’aiderai à visser les lisses sur les poteaux. Je ne peux faire grand chose, mais j’aide comme il m’est possible de le faire.
Samedi, tout le village a été convié au voeux du Maire : petits fours pizza et apéro, galettes des rois charentaises et champagne. C’était très sympa, çà nous a permis de rencontrer des gens des bourgs voisins. Chaleureux notre petit village !!!
Le grillage extérieur est fini, Lak a même concoqueté un portail de fortune en face de la piscine (photo 7 ci-dessous) pour laisser l’accès aux pompiers (norme oblige) en attendant qu’on en achète un. Il fait le tracé intérieur pour la fermeture de la piscine (norme de sécurité) petits piquets au sol avec un cordeau (photo 9), mais il gèle donc la pose du grillage sera remise à plus tard. Ce froid nous arrête de nouveau dans les travaux. Il est impossible de faire les joints car le ciment va geler. On expédie les affaires courantes, aller/retour pour Bordeaux 3 fois, Royan, Saintes, bref, tout ce qui avait été laissé de côté : on ne chôme jamais.
Maintenant, il neige. Les tuyaux d’eau provisoires ont gelé. C’est la cata ! Heureusement que Mac Gyver est là, il fabrique un montage de robinet et tuyau dans la nouvelle maison, à l’abri, nous voilà maintenant revenu à l’ancien temps : chercher l’eau au puit. C’est drôle et chiant à la fois. Il faut bouillir de l’eau pour se laver. Rien ne nous sape le moral, on est des durs à cuire et çà nous fait rire. On a passé l’ouragan (panne d’électricité) vent à 90 km/h : le mobilhome a tenu le choc et nous aussi. On a connu le gel (-2), on a ce qu’il faut en chauffage et en polaire. Maintenant , c’est la neige et le gel à la fois (-8) : nous, on est équipé mais les tuyaux d’eau et de gaz n’aiment pas le froid. Pour ce qui est du gaz, ce n’est pas un problème, j’ai des plaques électriques. L’eau, c’est un peu plus compliqué mais Lak y a remédié. On dit que l’eau froide raffermit les pores et que le gel converve, on fait une cure de rajeunissement gratuite.
Le paysage enneigé est joli à regarder. Sur les photos 7 et 9 ci-dessus, on peut voir que le champ du voisin est resté vert, on ne comprend pas pourquoi car on a tout de même 5 à 10 cm de neige. Les photos 4, 5 et 7, on ne distingue plus la piscine du terrain. Le bassin de décantation reste visible avec ses deux tuyaux en forme de cheminée (photo 6 ci-dessus).
Dom et Patrick + deux amis du 27 arrivés chez eux pour un week-end prolongé, devaient venir déjeuner à la maison dimanche mais la neige faisant peur, ils ont decommandé. Très peu de véhicules ont circulé ce jour, 15 km/h pour les plus aventureux. On allait aussi vite à pied !!!
“Intempéries” obligent à ne rien faire : repos.
CAMPING “CHANT DU LAK” (7) décembre 27 2011
Infos : , ajouter un commentaireCHAPITRE VII
Quelle vue !
Après un petit week-end à Dreux pour voir les enfants, la famille et les amis, de retour à la réalité : le travail.
Premier jour, re-plan la DDTM nous a envoyé un courrier pour modifier un plan. Pas de souci pour Lak, ce n’est qu’un détail. C’est remis en mairie, on a plus qu’à attendre la décision pour l’aménagement.
Lak décoffre les deux ouvertures de cuisine. Maintenant, il faut penser à ouvrir les fenêtres de l’étage. Lak a pensé que les vélux n’étaient pas suffisants en éclairage donc on rajoute des petites fenêtres 60×60 dans chaque pièce. Qui de plus est, il y aura vue sur le camping .
Il est seul, il a moins le coeur à l’ouvrage quand son accolythe n’est plus là. Je joins une photo de leur dernière soirée avant de partir sur Dreux, toujours le boyau de la rigolade. Bon, la météo n’est pas pour arranger les choses, le vent souffle au moins à 90/h, il tombe des trombes d’eau, si çà continue, la piscine sera pleine. Lak est allé voir, il en avait en haut des bottes. Le chemin est impratiquable, il faut mettre la voiture en 4×4, c’est plein de gadoue, en plus les tracteurs passent par là, çà n’arrange rien.
Le second jour, Lak fait son ouverture et va chercher du matériel manquant pour son coffrage. Aujourd’hui, il fignole son ouvrage avant de couler le béton. L’étage c’est chiant, il va falloir descendre toutes les pierres (il y en a) + les gravats. Il faut aussi grimper les seaux de béton, heureusement qu’on a l’escalier, mais bon, la brouette ne monte pas les marches toute seule ! le tas de cailloux et la taille de certaines pierres qu’il faut descendre et ranger a 100m plus loin de la maison. Lak a trouvé le système (c’est lui le cerveau de l’affaire)! J’avais monté les bassines et les seaux pour les charger, lui, il jette les pierres par la fenêtre sur une bâche posée au sol (ce qui évite la montée, descente de l’escalier + la charge). En bas, il les charge dans le brouette et fait le chemin jusqu’au tas déjà existant, subtil ! La 1ère fenêtre du haut est terminée, quelques vues prises sur le terrain par cette ouverture.
Puis il y a eu la tempête, et quelle tempête !!! On avait l’impression que le mobilhome allait s’envoler. Nos gentils voisins nous ont envoyé un texto pour nous proposer de nous loger (gentille intention) mais nous avons décliné l’offre, on est des vaillants (oh, oh, oh)!!!
En pleine nuit, le vent soufflant très fort, je me suis réveillée et j’ai vu d’immenses lumières bleues, vertes, oranges ; celà venait du terrain d’en face, des étincelles. Je réveille Lak qui me répond : c’est les éclairs de l’orage. J’insiste et il finit par remarquer. On appelle les pompiers qui regardent (naturellement ce n’est pas toutes les minutes, c’est suivant les rafales), Lak leur indique l’endroit mais on n’y voit rien ; ils repartent et une 1/2h plus tard, l’EDF envoyé par les pompiers arrive. Lak se rhabille chaudement et part avec le type pour lui montrer. Le mec lui dit : ce n’est rien, ce sont les fils qui se touchent par le mouvement des branches.
Lak rentre pour finir le peu de nuit qui reste. Je n’arrive plus à dormir, il est 6h du mat, les étincelles arrivent jusque sur la route, mais au moins ce n’est pas sur une maison, il y a des hangars autour. A 9h, panne de courrant, on est au petit dèj. La voisine d’en face frappe au mobilhome, elle veut que je contacte l’EDF car il faut plusieurs appels de la population pour qu’ils se déplacent. Je lui dis que j’ai déjà essayé mais sans réponse et lui relate l’incident de cette nuit ; c’est pour celà qu’il y a la coupure. Elle me donne un autre n° que j’appelle mais sans résultat, l’EDF est débordé par les appels et ont mis un répondeur.
On passe la journée dans le froid sous la couette, Lak va au magasin acheter des bougies au cas où. Pas de télé, pas d’ordi, pas d’électricité pour travailler donc c’est repos. Quand Lak revient, je lui dis qu’il fait vraiment trop froid on va chercher du pétrole pour le radiateur d’Anne-Marie (notre amie de Houdan) et un bouquin pour la soirée. Je vais avec lui au moins je me réchaufferais dans la voiture. On prépare les bougies, les allumettes et le poele avant de partir, il est 17h, il fera nuit à notre retour.
Au moment de monter dans le 4×4, l’EDF arrive (4 véhicules et camions échelle), le gars de la nuit rigole et dit à Lak qu’on aura l’électricité dans une heure, ils vont couper les branches de l’arbre du voisin car à force que les cables se touchent, ils ont fait courcircuiter le compteur du village. On part tout de même à Gémozac prendre du pétrol , on ne sait jamais. A notre retour : lumière et chauffage, heureusement, je m’inquiétais pour le congélateur plein (pas de dégâts).
Le lendemain, retour vers les obligations, Lak reprend le boulot, il replace quelques tuiles tombées car il ne les a pas scellées au ciment, ce qu’il fera quand le temps s’y prêtera. Il s’attaque à la 2ème fenêtre, cassage, coffrage, bétonnage et ramassage des gravâts. La terre des joints et les petites pierres vont pour le chemin d’entrée du camping car depuis la tempête, la pluie n’a presque pas cessé et on patine avec le 4×4 pour rentrer. La piscine va bientôt être pleine si çà continue. Le bassin aquatique est rempli jusqu’au 1er niveau.
Mes plantations (boutures d’arbustres) ont souffert pendant la tempête, plusieurs se sont couchées. Lak m’aide en plantant des poteaux de récup à chaque coin du terrain et tire un cable de grillage qu’il ajuste avec un tendeur. Je passe une journée à rattacher les plantes et à mettre quelques tuteurs pour certaines. Je décore un peu le mobilhome pour Noël et fais quelques achats, on marquera le coup même si nous sommes que tous les deux. Les enfants sont loin mais on aura une pensée pour eux. Sur la photo 3, pour tous ceux qui lisent au passage sur la fenêtre : Joyeux Noël. Je pose des jalons sur le terrain pour déterminer les emplacements. J’ai vu celà avec les gîtes de France, qui d’ailleurs, m’ont donné un avis favorable pour la labellisation du camping. Je suis assez fière d’avoir sûe défendre mon dossier.
ENTRACTE
Olive est toujours debout après la tempête, normal c’est un chti tordu mais malin comme un singe. Nénette, le rosier jaune, relève toujours la tête, 3 roses encore fin décembre ! Nénette la blonde qui rigole tout le temps, celle qui fait des pieds de nez à la vie, c’est une coriace comme le rosier (une amitié de 40ans). Mac, ouvert à tout, lève les bras vers le ciel pour un appel tel, malgré le vent houleux, il ne les a pas baissé, c’est phénix comme le palmier. Au bout du terrain, Séra, le pilier de la piscine, il surveille tout et sait tout, d’ailleurs il a deux têtes : une qui réfléchit à la phylosophie qu’il va dire et l’autre qui en rigole déjà. A l’opposé, son copain Chris le toise, l’épineux, plein de questions sans réponse, toujours prêt à piquer celui qui n’entre pas dans son univers impitoyable mais drôle pour celui qui arrive à le comprendre. C’était une parenthèse pour nos amis qui nous manquent, donc on a baptisé nos arbres de leur petit nom. Il y en a d’autres mais on ne peut pas tous les énumérer. Bon, encore quelque uns, le cèdre bleu, de la même grandeur que Jaky, qui scintille comme un sapin malgré ses déboirs, mais elle garde toujours le sourire. Anne-Marie seule comme cet arbre mais une grande âme comme ses branches, toujours prête à vous prendre dans ses bras (désolé, il n’a pas beaucoup de feuilles notre saule en cette période). Sur la terrasse, Ptit Claude, un coeur gros comme une orange mais il ne faut pas trop le presser, on va l’épuiser. Didier, l’homme greffé avec une pieuvre comme les branches du laurier rose, il fait tout : mécanique, maçonnerie, plombrie, plaquage, intello quand il lui reste du temps et danseur à ses heures perdues. Le dernier en photo, c’est ceux de la haut qui nous protègent et nous aident à aller de l’avant, le lilas des Indes, toutes ses branches sont tournées vers le ciel et quel ciel !!!. En ces jours de fêtes, nous avons une pensée pour toute la famille et les amis ainsi que les personnes que nous ne connaissons pas.
OLIVIER NENETTE MAC M SERA
CHRIS JAKY A.MARIE PTIT CLAUDE
DIDIER LE CIEL
Plusieurs appels après la tempête, la famille et les amis se sont inquiétés. Dom et Patrick sont venus nous rendre visite après s’être proposés de nous héberger. On est dur comme la pierre de notre maison et on ne voulait pas abandonner notre humble demeure. On s’attache à notre patrimoine et aux environs ainsi qu’à nos voisins.
Lak a juste posé les deux fenêtres pour voir le résultat : çà en jette. La vue est superbe de la haut. Il termine la 3 ème ouverture (celle du bureau) côté rue. Là aussi, on voit loin dans la plaine, dommage qu’il y ait des arbres, on en verrait Champagnolles. L’éclairage va donner quand tout sera terminé (fenêtre + vélux).
Aujourd’hui, veille du réveillon de Noël, il fait soleil. Celà fait deux jours que çà dure. Les flaques d’eau sont presque asséchées, pourvu que çà continue. On pourra peut-être finir par clôturer la piscine. On a le matériel mais on s’embourbe. Il faut que le terrain sèche de même que le chemin communal ; Mr le Maire doit envoyer une personne pour mettre un camion de renblai sur le chemin. Quelques vues sur le chemin du camping, plus d’eau ! D’autres photos prisent de la piscine vers la maison.
Samedi 24/12, dernière ouverture du haut, côté rue. Fini la poussière. Je débarrasse l’étage et nettoie pendant que Lak pose les dernières pierres et fait les joints. Après-midi repos car il faut penser au réveillon : encore cuisine pour moi “quelle joie” !!! Après un bon festin, un film et les cadeaux du Père Noël, le réveil est un peu froid, le terrain est blanc de gel. Lak monte le radiateur dans la chambre qu’il n’avait pas encore posé au mur.
On est le 25 décembre 2011, 7 mois de travaux déjà. Nous vous souhaitons à tous une BONNE ANNEE 2012 ET TOUT PLEIN DE BONHEUR.
CAMPING “CHANT DU LAK” (6) décembre 8 2011
Infos : , ajouter un commentaireL’hôtel des courants d’air
Aujourd’hui, Thierry est venu étaler le calcaire sur le parking et le damer au rouleau. L’eau peut tomber, il n’y aura pas de flaque. Franchement çà change l’entrée, on a laissé pour l’instant le chemin en terre autour du camping, on voit effectivement la différence.
Lak a fini le coffrage de la baie puis il a aidé Thierry à faire la tranchée autour de la piscine pour y ancrer la bâche. Thierry creuse à la pelle et Lak ratisse le tas de terre. J’ai passé ma journée à téléphoner pour avoir des devis. Je suis allée chez Nord Blayais pour des armatures en fer et des planches de coffrage, demander un prix pour la fosse sceptique du camping “8000L”. On n’imagine même pas le trou qu’on va devoir creuser + 105 m/l de tranchée, le double de celle qu’on a creusée pour la maison (c’est peu dire).On a la santé, on retrousse les manches et on y va.
Cà fait deux jours qu’on est sur les plans de l’étable, la transformant en épicerie, bar, friterie, salle de gym, etc… Il ne faut pas oublier le local poubelle : c’est une ruine en pierres de taille qu’on doit remonter. Lak s’occupe des plans des locaux, sécurité et évacuation et moi des plans financiers. Il faut déposer le tout en mairie fin de semaine. C’est moins lourd que les travaux de maçonnerie ou de jardinage mais tout aussi pesant mentalement. Photos : Lak est debout dans la benne du 4×4 et je conduis, prise de vues à droite, à gauche, devant, derrière, avant travaux, après travaux, travail sur internet, c’est aussi très prenant. Pendant ce temps, on met la maison de côté. Notre mobilhome est chauffé donc pas de souci pour l’hiver.
Enfin les plans terminés, il a fallu une semaine. Ils sont à l’imprimerie, on doit les remettre en 6 exemplaires à la Mairie. Heureusement qu’on avait fait les ébauches quand le temps ne se prêtait pas aux travaux. Je les récupère lundi et mardi dépôt en mairie où on profitera pour mettre nos papiers à jour (C.I et autres …).
On retourne finir cette baie vitrée qui nous a causé des petits ennuis. Sur les photos, on voit le polyurétane que Lak a dû bomber pour faire tenir les pierres. La bétonnière a repris du service, la brouette est chargée, on coule le béton dans les jambages. L’épreuve du seau recommence, je charge et Lak tire la corde du haut de l’échaffaudage. Je prends des gouttes sur la tête, je recule après chaque seau envoyé, je ne veux pas finir en statue. On aperçoit la bassine (photo 7) que Lak a coupé pour faire une goulotte qui descend le ciment ; on est retourné à l’âge de pierre, on peut le dire. Pendant que çà prend, Lak prépare le coffrage du linteau qu’on coulera le lendemain.
Un petit entracte : c’est un levé de soleil puis la lune (le petit point blanc sur la photo 4). Entre deux, un ciel bleu qui persiste depuis une quinzaine de jours : on ne peut rêver mieux 20° l’après-midi. Quel dommage qu’on est du boulot !!!
Comme il fait très beau et qu’il faut attendre que l’entourage de la baie soit sec, Lak monte sur le toit pour sceller le faîtage.
Pause, on se rend à la mairie pour le dépôt des documents. On est très bien reçu, avec sourire, chocolat, etc … Mr le Maire nous appelle dans son bureau pour faire le point sur le camping. Il est d’une gentillesse ! On ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec le Maire de Dreux qui n’a jamais daigné répondre à nos courriers.
Au retour, Lak remonte sur le toit et nettoie le béton tombé sur les tuiles. On aperçoit sur les photos 2, 3 et 4 une tuile orange ouverte, celà s’appelle une “chatière” ; je découvre parfois des mots bizarres. Je ne pense pas qu’un chat pourrait entrer par là mais bon. On voit également les attaches de gouttières qui sont en attente d’être posées. Je vous présente sur la photo 4 et 5, l’engin fabriqué par Lak pour sceller ses tuiles faîtières. Il devrait déposer des brevets pour tout ce qu’il invente.
Il commence le décoffrage au dessus du linteau, pour voir ce qu’il se passe sous les planches. Il étaie les pierres plus haut, pour enlever le polyurétane et faire tomber le moins possible de cailloux qu’ il faudra remonter.
Aujourd’hui rendez-vous avec la CCI pour le montage du dossier “camping”, puis direction Brico Dépôt pour chercher du grillage et des poteaux pour clôturer la piscine. Les bâcheurs sont arrivés, ils ont commencé à couvrir le bassin de natation, ils en ont pour trois jours. En fait, il y a 1500 m2 de surface au lieu de 1000 à 1200 m2 comme on pensait + 500 à 600 m2 pour le bassin aquatique. Les spécialistes posent d’abord le géotextile au fond du bassin (d’une épaisseur de 2 mm) , ce qui empêche la repousse des herbes et racines puis ils mettent la bâche plastique noire. C’est très lourd et difficile à tirer, c’est des rouleaux de 6 m, ils sont trois à faire ce boulot. Enfin, ils remettent une couche de géotextile sur la bâche du bassin de natation, c’est pour faire tenir le sable blanc. Cà prend forme, on est content.
Lak a changé quelques prises électriques dans le mobilhome, c’était des prises anglaises, il fallait des adaptateurs. Il a installé un chauffage mural dans la salle de bain et dans la chambre d’amis. On est allé à Montendre aux pépinières TARDY pour la “journée porte ouverte” et nous avons pris quelques arbres : un olivier, un saule pleureur, un rosier jaune, un palmier. 2 lauriers roses et un oranger que j’ai couvert car çà craint le gel. L’oranger, pour l’instant, se trouve sur la terrasse mais la nuit avec sa housse hivernale il me fait peur. Regargez en bas sur le pot “sa grosse orange” ! C’est bien joli, de nouveau du travail : plantation !!!
On a passé 2 jours chez des amis dans les Landes. On a décompressé un peu. Au retour, on est passé chez nos anciens propriétaires, les personnes qui nous avaient reçus pendant 3 semaines à notre arrivée en Charente ; Claude doit me donner des boutures pour planter. Le lundi, retour à la réalité. Le sable a été réceptionné par Thierry le vendredi en notre absence.
Lak aide Thierry à déverser le sable dans la piscine. Ils s’aperçoivent que les 80 tonnes livrées ne seront pas suffisantes. On en recommande donc 80 autres. Lak décoffre les jambages et monte son mur de pierres. Pendant ce temps, je plante 80 boutures devant l’étable, que Claude a arraché dans son jardin, en espérant qu’elles prennent et d’autres dans le bac en pierre à l’entrée du terrain. Cette dame est formidable, toute sa petite famille aussi.
J’ai reçu le Monsieur label “Gîtes de France” pour quelques conseils et peut-être nous labéliser pendant que Lak parlementait avec le commercial de FRANS BONHOMME (matériaux sanitaires) pour le devis de la fosse sceptique du camping. Après deux heures de négoce, on se rend chez Brico Dépôt à Saintes chercher du matériel en attendant l’arrivée du train de notre ami Mac sur le retour. Son train a pris 1h de retard.
Levée à 8h, petit déj, les deux accolytes fignolent le mur de la baie, ils sont beaux tous les deux, un avec le masque, l’autre avec le casque : n’oubliez pas de regarder les oreillettes !!! On va lui greffer un portable. Le mur en pierres est remonté, les joints sont finis. Ils vont aider Thierry avec le sable pendant que je cuisine. Je vais à l’ordi travailler à ma maquette ” le site internet pour le camping”. L’après-midi, je les rejoins et on ratisse tous les trois le sable, c’est creuvant. Le soir, on est ratatiné. Je prends quelques photos pour le blog, c’est plus marrant et plus significatif que les écrits. Goliath le chien de Marcel nous regarde et passe l’après-midi avec nous, il trouve la conversation très intéressante et se prépare pour l’été, il fait la bronzette. Vous avez remarquez j’espère : le ciel, le soleil et la “mer” !!! . On oublie, çà nous rajeunit pas !!! Il reste un morceau a finir mais Marcel nous rend visite avec son fils donc on stoppe, on reprendra demain, çà suffit pour aujourd’hui. Le lendemain, pas de chance, il pleut et depuis çà tombe toujours. On finira quand il fera soleil.
Le lendemain, Lak commence l’ouverture de la fenêtre de la chambre 1,25 x 1,00 m. Pendant ce temps, avec Mac, on prend les mesures et on fait le traçage pour la pose des piquets pour finir la clôture côté piscine. Mr fred doit passer avec la machine à enfoncer les poteaux. Je m’enlise dans la terre et déchausse, je crie pour que Mac vienne m’aider et il rit en criant : “Lak l’appareil photo” et moi je me vois m’affaler dans la boue. Sortie d’affaire, on rigole, franchement de vous à moi çà valait la photo !!! L’après-midi, Mac retourne aider son copain, ils veulent couler le béton pour la fenêtre. Dom et patrick arrivent : ”pause syndicale”. On fait le tour du proprio pour leur montrer l’avancement, une petite causette autour d’un verre de ice thé et des cacahuettes ; c’est déjà la fin de journée, la nuit commence à poindre. Donc terminé le travail pour mes deux lascars.
(Break), regardez au fond du terrain, un sorcier qui implore on ne sait quoi !!! En fait, il est toujours en grande discussion avec lui-même !!! Fait-il des affaires avec SFR ou a t-il vraiment autant d’amis ? On préfère penser qu’il a des copains, le portable sonne toutes les 5 mn, il devient sourd avec ses écouteurs dans les oreilles toute la journée !!! On l’aime comme il est.
Ils reprennent le boulot le lendemain et rattaque la fenêtre de la chambre. Lak perce et Mac ramasse les pierres. La brouette est lourde et le chemin est long pour la transvider. Ils se relayent, c’est tout une organisation ! Ils veulent rattraper le retard de la veille et termine à l’hallogène : conscience professionnelle. Mac n’a pas beaucoup travaillé, il sourit encore et moi qui prend soin d’eux ; de qui se moque t’on ? Jolies les bottes à mon frère ? Fleurs bleues !!!!
Mac tient le projecteur et dit : “c’est encore moi qui tient la chandelle” !!! mais ce n’est pas fini, vous allez voir “le clou de la soirée”, dommage que vous ne pouvez pas entendre. (photo 12) Je ne sais pas si vous connaissez “Omar et Fred” sur canal + ? Et bien Lak chante la chanson d’Omar “sac à sapin, achetez sac à sapin, c’est bien” façon “rock and roll c’est mieux”. Avec Mac on a les larmes qui coulent tellement on rit car en plus Lak chante pour la soeur de Mac qui est au téléphone.
Pendant qu’ils cassent, je mets des tuteurs à mes plantations de bouture. Il pleut toujours et il y a énormément de vent. Mr Fred ne viendra pas, on ne peut pas enfoncer les piquets car c’est trop gadouilleux, il va s’enliser avec la machine. Il faut attendre pour clôturer. C’était mon boulot donc je suis au chômage. Pour aider, je prends des photos pour le blog et je vais chercher le matériel pour ces messieurs. J’ai bâché les piquets qui restent en attente. Avez-vous remarqué, Mac ne quitte pas son casque, il mange avec, fait sa douche avec et dort avec !!! Il y a des moellons plus gros et plus lourds que des parpaings !!! La fenêtre est terminée, ils ont coulé le béton. 3 côtés de la maison sont ouverts.
Ils entament la fenêtre de la cuisine. Elles sont deux, d’une hauteur de 0.45m et 1.20m de large chacune, vue face à la rue. Elle remplacent la crédence de la cuisine encastrée (entre les meubles bas et les meubles hauts). Vous pouvez apercevoir une tête bizarre par un trou du mur, c’est notre ami Mac qui fait le clown comme pour ne pas changer. Dans l’autre, on voit une main et un marteau, au moins une personne travaille !!!
Une fois encore, Mac est blessé. Il chargeait la bétonnière quand son accolyte l’a surpris et lui a fait mal au dos en chahutant. Après plusieurs prises d’efféralgan, çà ne va pas mieux. On attend le lendemain et on avisera.
Levée du jour, Mac marche en canard, efféralgan puis direction la rebouteuse. Avant je vais chercher du matériel chez Nord Blayais. On repart tous les deux pendant que Lak s’attaque à la 2 ème fenêtre de cuisine. La dame dit à mon frère qu’il est interdit de canapé et ne doit pas bouger. De retour à la maison, il enfile son bleu de travail. Lak a pas mal avancé dans la démolition. Je sors prendre quelques photos pour le blog, Mac est avec la brouette remplit de pierres : j’en déduis qu’il aime avoir mal ou que c’est du chiquet! Sur la photo 7, le tas de pierres sorti des ouvertures.
Les fenêtres du rez de chaussée sont ouvertes, c’est l’hôtel des courants d’air : des trous béants dans les 4 murs. Quand le vent souffle, on le ressent à l’intérieur. La maison commence à avoir du caractère. Vue sur le terrain (salon et chambre), vue sur la route (cuisine), vue sur le chemin “l’entrée du camping”(cuisine et salon) et vue sur l’étable en rénovation (salle de bain).
Quelques photos de la piscine et du bassin aquatique remplis d’eau de pluie, et quelques vues sur les arbres du terrain.
Prise de vues de tous les côtés de la maison pour voir les ouvertures. Les deux amis vont sur la route voir ce que donne les 2 fenêtres de cuisine, apparament ils sont contents de leur travail. Je suis aussi très fier d’eux et du travail effectué. Je crois qu’on peut l’être et surtout de Lak qui bosse souvent seul et est doué de ses mains.
A bientôt pour le chapitre 7
CAMPING “CHANT DU LAK” (5) novembre 13 2011
Infos : , 1 commentaireDes marches et des ouvertures
Maintenant qu’on est couvert et qu’on marche sur un sol plane, Lak va batir l’escalier pour l’étage ; monter/descendre l’échelle çà suffit, les mollets sont bien musclés. Il prend les mesures et les transcrit sur l’ordi pour les plans. On va chez Brico dépôt prendre les planches de coffrage et des plaques d’aggloméré chez Nord Blayais. C’est un escalier en béton qui sera habillé de bois plus tard. Pendant ce temps, je mets en page des photos pour présenter à la DDE : “avant et après” travaux pour faire le point sur l’aménagement du camping.
Entre temps, on s’est rendu au salon du camping à la Rochelle. On a déposé des plans pour “les sanitaires, casiers et bancs pour la salle de gym et sauna” à 2 exposants pour des devis. On a vu un Tipi et tente ancienne modernisée (notre souhait pour l’année N+1). Evidement, il y a la Yourte très jolie et très bien conçue mais son prix nous fait encore réfléchir. On s’est aussi renseigné sur les jeux d’eau, (on a besoin d’un tobogan avec une réception dans l’eau pour les petits enfants), et sur le sable blanc pour notre piscine naturelle. La photo n° 4 ci-dessous, ressemble quelque peu à ce que sera la notre, ce constructeur fabrique de bien belles plages. On a regardé les aires de jeux, là encore, on va rester pour le moment dans le traditionnel, mais après pourquoi pas ? On ne peut pas faire de la pub pour tout le monde, mais on a vraiment vu de bien belles choses. Sur la route en partant, on s’est arrêté à la pépinière de Corme-Royal pour voir quelques arbres et arbustres pour le terrain. Martin nous a fait visiter et nous fera une proposition avec plusieurs variétés mais je dois lui envoyer par mail le périmètre exact du terrain à arborer. Les pépinières étaient représentées au salon.
Mr Thierry est venu pour la 3ème fois déchaumer le terrain, ce qui veut dire : ramassage des pierres, seulement là, plus de main d’oeuvre, les enfants et Mac sont partis. Je passe mon après-midi à retirer les cailloux, j’ai l’impression qu’ils renaissent aussitôt. Je repasse au même endroit 5mn plus tard, il y en a encore. Je n’en vois pas le bout. En même temps, je prends les mesures pour le pépiniériste. Vers 18h, Mr Thierry arrive pour semer, je n’ai toujours pas fini. Là, il dit : il ne fallait enlever que les grosses (la taille d’un pavé). Ce qui veut dire que j’ai travaillé des heures pour me casser le dos. Lak arrive et ramasse le tas de pierres avec le 4×4 que j’ai laissé au bout du terrain, ainsi que la brouette pleine. Maintenant Mr Thierry nous demande de ratisser les racines mortes (rondup a bien fait son travail), il viendra passer le rouleau demain. Il faut les entasser et les brûler. Je ratisse 1h et j’arrête pour préparer le diner. Lak continue pendant ce temps. On est mort, on décide de se lever tôt le lendemain pour enlever le reste ”1ha de terrain”.
Debout 6h, à 7h on se met au boulot, il fait encore nuit. Cà devient vite lassant et dur. Lak décide de fabriquer un rateau géant qu’il va atteler au 4×4. Il tourne 3 fois sur le terrain mais çà ne fonctionne pas très bien, on a pas le bon matériel. On reprend nos rateaux respectifs et on continue à fabriquer nos petits tas. Il faut les mettre sur le chemin que Mr Thierry a raclé avec le bull. En fait, c’est la route pour desservir les emplacements autour de l’aire de jeux. Donc j’entasse les racines sur le terrain en faisant des gros monticules et Lak avec la fourche les transporte sur le chemin et les brûle. Mr Thierry arrive, on n’a pas fini mais il dit que c’est bon, heureusement !!! Le travail de la terre, c’est très dur !!!!
Le lendemain, du mobilhome, on aperçoit plein de bosses sur le terrain : des taupinières. Nous avons des clandestines sur le terrain. Désolation! Le terrain était nickel, on n’attendait plus que le gazon pousse. On fait la chasse aux taupes. Il faut creuser là où la taupe a fait sa dernière sortie, y enfiler un flumigène allumé, reboucher avec un morceau de bois et de la terre puis mettre une tuile ou un gros caillou sur la planchette pour ne pas que la fumée sorte ; répéter cette opération à plusieurs endroits du terrain. Elles nous narguent ; le surlendemain, rebelote, que faire pour qu’elles partent ?
Monsieur le Maire de Champagnolles nous a rendu visite avec un représentant de la DDTM. Celà nous a permis de faire le point et nous orienter vers les personnes suceptibles de nous aider dans nos démarches pour l’hygiène, la sécurité et les normes à respecter. C’est très sympa de leur part et nous avons pris nos rendez-vous suite à leur visite.
Dimanche, jour de repos, nos amis de Saujon, Dom et patrick , leur fille Sabrina et leur deux petites filles viennent déjeuner à la maison (mobilhome). C’est relaxe, on rigole, les petites anecdotes du moment, bref : on passe un bon après-midi. Il viennent souvent nous rendre visite et voir l’avancement des travaux. Ils sont à la retraite et habitent la Charente Maritime depuis deux ans. La transformation des lieux les laisse stupéfaits. Ils connaissent le domaine depuis son achat. Dom m’avait même déconseillée de le prendre dans un premier temps, mais depuis, elle a carrément changé d’avis. Elle dit qu’on a bossé comme des malades et que nos idées sont bonnes. Ils nous en donnent aussi, vu qu’ils étaient aussi dans la restauration (principalement Dom): toutes suggessions et conseils sont bons à entendre. Lak a ramené un ballot de paille que notre ami Marcel a donné pour le lapin de la petite Chana, petite-fille de Dom. Je n’avais pas l’appareil en main autrement vous auriez eu une photo de Lak en cultivateur, à la place, vous aurez un ballot ! C’est ballot !
Semaine rendez-vous, on ne va pas avancer dans les travaux mais c’est obligatoire. Aujourd’hui, on reçoit l’étancheur pour la bâche de la piscine. Demain, c’est au tour du commercial de panneaux photovolcaïques. Mercredi, Mac “le retour”, il nous manque mais on ne lui dit pas, il nous téléphone chaque jour “tout de même”. On va le prendre en pension !!! Jeudi, la DDE nous reçoit pour les plans du camping. On avance progressivement. On est allé chercher des poteaux en bois chez Brico pour finir de clôturer le terrain derrière la piscine. On les range dans la maison en attendant la machine à enfoncer. Il nous faudra encore les lisses et le grillage. On n’accumule pas trop de matériel, il faut de la place pour circuler.
J’arrive du travail à 16h15 (je suis contrôleuse dans une usine de gâteaux pour normalement 1 mois), on fabrique des bûches pour Noël ; Mac est là, tout sourire, je me dis : qu’est-ce qu’ils ont encore fait ? En fait, pas grand chose à part s’éclater !
Mac visse les planches de coffrage que son grand frère/ami découpe à la scie circulaire. L’escalier commence à prendre forme mais j’ai un peu peur, ils font tellement le clown que je me demande si je ne dois pas cottiser à une assurance décénale qui couvre les travaux. Est-ce qu’ils vont tenir dans le temps ? !!!!!
Comme j’ai du boulot c’est moi qui ai la voiture, il faut donc prendre le matos quand je suis dispo. Pour avancer Lak, je vais avec Mac chez Brico pour acheter des étais et les fenêtres dont il s’occupera la semaine prochaine. Ils n’ont pas tout ce dont on a besoin, l’arrivage des baies vitrées sont pour le lendemain. On y passe tout l’après-midi, il y a la queue, personne ne s’occupe de vous, il faut attendre, attendre!!!! La camelote n’est pas chère (du moins raisonnable, çà dépend des fois), mais le service misère !!!!! Personne ne nous a aidé à porter les vitres dans le 4×4. Le lendemain, Lak vient avec nous pour les baies, je sais que je ne pourrais pas les soulever donc on profite aussi que Mac soit là. Belle journée en perspective, il fait beau en Charente. En fait, j’ai voulu immortalisé l’Est et l’Ouest, normalement le ciel était de la même couleur des deux côtés mais j’ai le soleil en pleine face et la photo 4 n’a pas donné la même chose. Donc 1,2 et 3 : la lune et la 4 le soleil, joli tout de même !
Aujourd’hui samedi, notre ami Mac a pris la route après déjeuner : son copain est triste. La routine se ré-installe et il continue ses travaux, seul. Le coffrage de l’escalier est terminé. Demain c’est dimanche donc relaxe. Lundi, Lak soudera les tiges de fer pour renforcer le béton et le coulera. L’escalier est bétonné, on attend qu’il soit complètement sec pour retirer le coffrage de bois. Pendant ce temps Lak termine sa toiture. Puis, les gros travaux recommenceront, l’escalier s’était l’entracte après le toit.
Lak est remonté sur son toit, le fignolage prend plus de temps. Il pose des rives plastifiées sur les pignons pour éviter que les chevrons soient pourris par l’eau. Il place les tuiles faîtières sur la cime du toit. Il ne reste plus que les gouttières. Il découpe la gouttière et déplace la naissance qu’il ressoude plus loin pour placer la descente du tuyau de zinc dans l’angle des deux murs. C’est pour l’esthétique qu’il se donne autant de mal.
PS : Regardez ce ciel bleu et ce rayon de soleil en arrière plan. Que plane au dessus de la tête de Lak : un avion, on aperçoit son sillon blanc ! Voyez comme il fait beau en Charente Maritime au mois d’octobre.
On vient d’être livré de plantations : 17 arbres et 200 arbustes de haie + le compost et l’engrais. Lak est obligé de prendre la pelle de Marcel pour faire des trous d’un M3 pour les arbres. Le terrain est mou, trempé par la pluie donc la pelleteuse défonce le sol qui a été semé de gazon. C’est la galère, il faut effacer les traces de chaînage au rateau. On n’a pas le choix, il faut bien mettre les arbres en terre. Mr Thierry devait faire les trous avec sa grande pelle mais il se trouvait pris à la livraison qui s’est trouvée prématurée par les pépinières de Corme-Royal.
On a pris beaucoup de photos car on avait beaucoup de travail et arrivé au fond du terrain, je ne voulais pas retourner prendre l’appareil, le chemin est long.
Le week-end arrive, Cécilia vient nous voir et par la même occasion, nous donner un petit coup de main pour planter, çà la change de Paris et elle est contente de participer. Celà fait 3 jours qu’on est sur les arbustes, Cécilia me relaie, pendant ce temps je ramasse les racines desséchées. On met en terre à peu près 50 arbustes par jour et il y en a 200. Le dimanche on ramène Cécilia à Saintes prendre son train car lundi retour à la Fac. En revenant, on fait un petit détour par chez mon amie Dom. Il ne reste plus que 20 plantations, je finirais seule la semaine d’après car je ne bosse plus à l’usine.
Maintenant, il faut casser des murs de pierres de 52 cm pour mettre les fenêtres et les baies vitrées. Lak commence par la baie 2.40m x 2m (gros trou)! Il étaie le tout et entame la casse, çà fait beaucoup de pierres tout çà. On commence à déblayer avec la brouette, puis le 4×4. On finit avec le camion de Marcel car c’est plus facile pour benner. En même temps, Lak met les gravats (terre et cailloux) devant l’entrée du terrain qui est gadouilleux avec la pluie tombée ces derniers jours. Je dois niveler les tas au rateau. Mr Thierry fait livrer du calcaire pour dammer l’entrée et le parking la semaine prochaine.
On est allé chez Brico Dépôt chercher la porte d’entrée qui nous manquait et un casque pour Lak. Les travaux se compliquent, je ne tiens pas à le retrouver sous les gravats. En revenant, on est passé prendre quelques articles commandés chez Matériaux Nord Blayais. Le reste des matériaux seront apportés par le transporteur le lendemain.
Entre temps, l’étancheur a fait livrer les tuyaux pour la piscine. Mr Thierry est venu creuser la tranchée autour du bassin à la pelleteuse pour les y introduire. Il a fait aussi un trou de 2 mètres pour le regard dont Lak a bétonné le fond. Les ouvriers de Mr Fabien ont posé les tuyaux pour le skymer et l’autre pour la régénération de l’eau. La bâche sera tirée dans les prochains jours. Lak est enfermé dans le regard pour faire les joints des buses au ciment.
Lak coffre le bas de l’ouverture de la baie pour couler le béton et pose la ferraille. On prend quelques mesures et je retourne à mes occupations : demande de devis par internet. J’ai planté le solde des arbustres qui déterminent l’entrée du camping. J’ai tondu et arrosé les 200 arbustes et les 21 arbres (17 + 4 fruitiers). J’ai fait la chasse aux taupes mais elles continuent à rire. Je croyais qu’elles ne sortaient que la nuit c’est faux, le dos tourné, elles font des bosses plus loin. A savoir que les bosses finissent par faire des trous !!! Ce n’est vraiment pas drôle !!! Si vous avez une solution, notez le dans votre commentaire, merci à vous. J’écris le blog, je fais des photos, je vais à la déchéterie vider les bassines de racines. Je remplis le camion de cailloux pendant que Lak s’amuse à couper du bois ! “C’est des branches qui gênent le passage du camion”. Je coure à droite à gauche (je brasse du vent) !!! Non, tout çà s’est du boulot et pas plaisant des fois, mais tout roule quand même ; ce qui compte c’est le résultat, la preuve le gazon pouse. On est très fier de ce qu’on a déjà fait.
Entre paranthèse, 20° en Charente Maritime au mois de novembre, çà le fait n’est-ce pas ? On est en tee-shirt, c’est le top ! J’ai scanné le plan du camping que Lak a fait, ce qu’il devrait être normalement en 2012 si nous sommes dans les temps. Le terrain en jaune est celui de nos charmants voisins Fred et Myriam.
Le prochain épisode sera dans un mois quand les fenêtres et les portes seront posées. Dans 10 jours, çà fera 6 mois que les travaux auront débuté.
CAMPING “CHANT DU LAK” (4) octobre 4 2011
Infos : , 2commentairesCHAPITRE IV
Une chape sous les pieds
Après le toit, c’est au tour du sol. Marcher sur la terre battue et les cailloux y en a marre, l’échelle en équilibre, prête à chuter !!!! Mais bon, chaque chose en son temps. On nettoie tout le côté de la maison pour laisser passage à la toupie. Le chauffeur Nord Blayais nous livre du matériel : ciment, treillis soudé, plaques de polystérène et 4m3 de grave. On range çà de façon pratique et colle la bétonnière à côté de l’arrivée d’eau.
Là encore c’est beaucoup de travail et de sueur malgré qu’on est à l’ombre, il faut retirer toutes les pierres et gravas ainsi que de la terre pour mettre le sol de niveau. Lak a fait ses repères, il va falloir creuser la terre. On charie les cailloux dans la brouette, laquelle j’ai fait réparer la roue creuvée la veille. De la brouette, on transfert le tout dans le camion benne que Mr Marcel nous a prêté. Les pierres ramassées, le camion est plein. Mr Marcel le transvidera, merci à lui.
Fathi, le fils de Lak est arrivé pour nous aider heureusement car nous n’étions plus dans les temps et la toupie de béton allait être livrée. Lak creuse, Fathi décharge les brouettes sur le terrain. Moi j’aide qu’occasionnellement, je dois fournir le gîte et le couvert.
On est en retard, il faut encore creuser, faire les plots en béton, mettre le polystérène et le treillis. Fathi prend la relève de son père et continue de creuser pendant que Lak perse un trou dans le mur de pierre pour passer les gaines : électricité, eau et téléphone. Je pose les plaques et le treillis avec Lak et finis avec Fathi, c’est du travail à la chaine. Le livreur appelle pour dire qu’il est en panne de camion et qu’on aura le béton dans deux jours. Mince, Fathi sera parti. Mac arrive pour prendre la relève de Fathi qui doit retourner sur Dreux et récupérer sa soeur. Mac se met à la bétonnière pour faire le béton pour les plots que Lak posera. Ils passeront toutes les petites gaines tous les deux et termineront avant que la toupie soit arrivée. La toupie est là, en 1/2h elle a tout vidé. Les gars ont les pieds dans le béton (les bottes) heureusement qu’on en était muni. Ils étaient drôles à voir mais le travail était dur pour eux. Mac Ménouer est toujours là quand il faut comme : Zorro.
Il faut que je commente les photos de Mac, de toute façon comme on peut le voir sur la photo 4, il aime poser, il danse en prenant la pose ; sur la photo 3, il porte de jolis gants roses (en fait, il lui fallait des gants montants pour mettre les mains dans le seau de béton et je n’avais que des gants de vaisselle) !!! On remarque les écouteurs dans ses oreilles (il a des actions chez SFR). Il travaille par intermitence comme les artistes, c’est pour çà qu’il se prend pour une star !!! La moitié de son temps il le passe au portable : il a des amis, lui !!!
Pendant ce temps, un 4ème forage est en route. Cette fois, 2 foreurs Mr TRIOU et Christophe ; ils ont mis 2 jours mais ils y sont enfin arrivés. Ils ont cassé du matériel donc obligés de revenir le lendemain. Ils ont dû forer à 40m et mettre des tubes en acier.
Ils ont trouvé de l’eau !!! Ouaie !!!
La mise en forme de la piscine continue, nous avons deux bassins : un de 1200 m2 pour la natation et un autre de 600 m2 pour les fleurs aquatiques oxigénantes et nénuphars ainsi que des poissons rouges.Pour l’instant nous en sommes qu’au terrassement, l’étancheur doit poser la bâche mi-octobre. Vous aurez la suite dans un autre article. Mr Thierry a fait du bon travail pour la piscine et le terrain.
Les enfants sont arrivés de Dreux. On fête les 23 ans de Cécilia dans une atmosphère détendue après une dure journée de labeur. Au gâteau, on chante happy birsday pour Cécilia mais personne n’a pensé à l’appareil photo. C’est pas grave çà serra pour demain.
Le lendemain, dure journée, Mr Thierry a demandé qu’on ramasse tous les cailloux qui jonchent le terrain pour qu’il puisse semer. Il prête son bull à Lak pour que nous mettions les pierres dedans. Lak est content, pour une fois c’est lui qui regarde, il doit conduire le bull. Fathi et Mac se musclent avec les grosses pierres de taille. Cécilia et moi, on prend les moins lourdes, mais tout de même ! C’est pas facile, il fait chaud mais on s’en amuse. Je les laisse terminer car je dois cuisiner. Fathi va partir vers le Sud. Mac rentre à Dreux et nous nous irons nous relaxer à la plage avec Cécilia qui doit elle aussi nous quitter pour Paris, retourner à ses études.
La dernière photo, Fathi a voulu dormir sous un ciel étoilé.
Une petite récap sur la famille et amis venus séjourner chez nous, dans notre futur camping (Chant du Lak). Tous sans exception, on mit la main à la pâte. Nous tenons à les remercier : Olivier a tondu, Didier a réparé la porte de la grange et le tracteur, Nénette (la liste est longue) mais c’est surtout le déménagement qui nous a marqué, Mac M (c’est trop long aussi), lui c’est le parpaing qui a laissé des traces de son passage, Abdel et Stéphanie ont monté les parpaings et bâché le plancher, Amar a fait du béton, Cécilia a ramassé les pierres et Fathi creusé, ramassé, brouetté, etc… Anne-Marie nous a hébergé pendant nos déménagements sur Dreux. Merci à tous.
La chape est sèche. On peut y danser !!!
CAMPING “CHANT DU LAK” (3) octobre 4 2011
Infos : , ajouter un commentaireUn toit au dessus de la tête
Petite explication. La semaine dernière, texte terminé, photos cadrées, commentaires photographiques presque finis, prêt à publier : beugage !
Un mois de travail envolé, on ne peut pas tout retracer, on va faire au plus court : commenter toutes nos photos. C’est le seul support qui nous reste + quelques traces dans la tête.
Poutres et madriers forment l’ossature du toit.
Rabotage des angles du bois : travail minutieux, les madriers vont rester apparents donc il ne faut pas laisser les arrêtes vives.
l’étang envahi de ronces débrousaillage
passage du rotofil trace du tracteur
Lak a réparé mon tracteur, changé les lames de coupe, ressoudé le carter, en fait il l’a remis à neuf mais il l’a pris pour faire son débroussaillage alors, il n’en est pas ressorti sans bobo (le tracteur) et l’homme aussi .
pendule : recherche eau forage TRIOU
1er forage étang : sable 2ème forage maison : sable
3ème forage l’étable : sable tas de sable
On pourrait créer une carrière de sable et ça pourrait être plus rentable. Ce n’est pas du tout ce que nous recherchons. Nous, c’est rendre l’utile à l’agréable.
Accés extérieur au toit pour remplir les arases de béton.
Travail laborieux : monter et descendre l’échelle le seau chargé.
La méthode du seau de béton pour remplir les cache-moineaux
Je suis au sol, je charge les 2 seaux de béton à la pelle. J’accroche le premier à la corde, Lak tire de l’étage et me renvoie le second seau. J’ai peur d’en prendre un sur la tête, je les suis du regard jusqu’en haut , pas de casse, indemne. On en rigole.
le rêveur le travailleur le penseur
un lever du jour un brin de nostalgie un coucher de soleil
couleur feu : joli ! la plantation : thé rose et bleu : beau !
Les chevrons : 18 sur chaque pan de toit d’une longueur de 6m, il faut les porter et les clouer toute la journée : çà muscle.
Les voliges : joli nom pour du bois tout venant mais qui a son effet.
Bois bombé, déformé qu’il faut recouper à la scie circulaire (quelle perte de temps et d’argent : beaucoup de chutes).
Le clouage des voliges : 1er toit au dessus de la tête et qui va protéger un peu plus le plancher en cas de pluie bien que ce ne soit pas fait pour celà. Photo 3, les voliges vues de l’intérieur.
On parle à Mr Triou (le foreur) de notre projet de piscine naturelle d’où le puit pour l’alimenter. Il nous donne l’adresse d’un de ses clients qui en a une. Nous contactons ces gens qui veulent bien nous recevoir (des personnes très sympas) qui nous expliquent le fonctionnement, nous prenons quelques photos (ci-dessus) pour avoir quelques idées.
Les voliges sont posées, il faut agrafer l’écran anti-pluie. Ce n’est pas une mince affaire. Il y a du vent, le rouleau mesure 50m x 1.50m dont il faut couper des bandes de 9m. Cà s’envole, se déchire. Lak doit arrêter tant que çà souffle. De plus l’agrafeuse l’énerve (c’est mon ancien outil de déco) donc pour lui elle n’est pas bonne, çà marche une fois sur deux, les agrafes sont trop petites. Je vais donc à Big Mat chercher des agrafes plus longues, j’en prends deux boites pour ne pas être à court. Cà ne fonctionne pas mieux et il y a toujours du vent et de la pluie. On décide d’acheter une nouvelle agrafeuse et on retourne chez Big Mat pour une de pro (elle ressemble à la mienne, photo ci-dessus). En fait, elle fait la même chose, c’est le bois qui est trop dur. C’est pas grave, on a fait une pause et on rigole de nos bétises. Décidément ces voliges nous poserons des problèmes jusqu’à la fin.
Lak a commencé à poser les liteaux quand son ami Mac arrive. Le parpaing sur la tête ne l’a pas marqué, il ose monter sur le toit avec son acolyte. que va-t’il se passer ? Mac a grimpé avec ses chaussures gadouilleuses, Lak crie, il a sali mon toit !!! Sur la photo 2, Lak passe l’éponge et Mac est sensé balayer ses traces, mais il pose pour la photo pendant que son copain essuie ses con….. . Mr Marcel (le voisin maçon) s’arrête, l’occasion de rigoler un peu. Des clowns !!!
Ils prennent des mesures et tracent pour poser les lattes. Il en manque, je vais chez Nord Blayais en chercher. On m’aide à charger le 4×4, çà dépasse de partout : 5m de long, je risque une amende mais je n’ai pas le choix, je roule doucement et j’arrive à bon port.
Les liteaux et lattes cloués forment un damier géant.
Pendant que les deux copains s’éclatent sur le toit, j’ai rebouché le forage de l’étang qui n’a rien donné puis celui de la maison. J’ai charié des brouettes et des brouettes de sable pour mettre sur les drains de la fosse.
Mr Thierry (entrepreneur) a passé le rundup sur le terrain pour le désherber ensuite il y semera la pelouse. Donc pour l’instant mon tracteur fait une pause.
Ils doivent changer les disques et plaquettes de freins que j’ai acheté sur internet chez Oscaro (5 fois moins cher que chez le concessionnaire) une affaire. Mais avant de se remettre au boulot, ils veulent le café. Ils posent beaucoup plus qu’ils ne bossent et se prennent pour des stars.
Mac repart après déjeuner, il n’est venu que pour deux jours.
Lak a posé les vélux 3 grands (2 chambres + 1 bureau) et un plus petit pour la salle de bain. Il a découpé les voliges pour y encastrer les vélux. Ils pèsent lourds, je l’aide à monter les fenêtres sur l’encadrement, il ne s’agit pas de les laisser tomber. Il a fait un essai de gouttière qu’il peaufinera plus tard. J’ai dû visser les crochets aux hampes (travail minutieux qui prend la tête) mais il le fallait pour attacher la gouttière. Chacun sont boulot (le moins lourd pour moi) !.
4 palettes : 3200 tuiles enfin vide
Le passage des tuiles par l’intérieur. Je prenais les tuiles dehors sur la palette, remplissais la brouette que je ramenais à l’intérieur et les empilais dans l’auge de maçonnerie que Lak tirait vers le haut sur l’échelle inclinée jusqu’à l’étage et rangeait sur le plancher au 1er niveau. Ensuite je reprenais les tuiles et montais sur un tabouret pour les passer par le vélux et les donner à Lak sur le toit qui les rangeait par paquet (misère)!!! Cà s’était pour le côté Est car les palettes étaient posées à l’Ouest. La partie Ouest a été plus facile. Lak se trouvait sur le toit et le plan incliné partait directement de la haut (du toit à la palette), moins de manutention.
Il a fallu passé à l’étanchéïté des vélux. Là, souci, j’ai emmené les cartons à la déchéterie et la documentation est restée à l’intérieur. Je regarde sur internet, il n’y a pas ce qu’il faut. On retourne donc chez Brico Dépôt et demande quelques explications au vendeur qui veut bien nous donner une doc. Un autre vendeur nous avait affirmé qu’il n’y avait pas de problème de montage avec la forme de nos tuiles ; ce qui n’est pas vrai. Nos tuiles sont beaucoup plus bombées. Ce n’est pas trop grave Garcimore est là. J’ai confiance, il va bidouiller quelque chose pour que çà marche. C’est fait !!! Je l’avais dit !!! Maintenant il monte les tuiles dessous, en visse une sur deux et vient embuter la tuile romane sur le dessus.
Pendant ce temps, Mr Thierry (entrepreneur) manie avec dextérité toutes sortes d’engins ; il retire la butte qui se trouvait côté étable et celle sur le milieu du terrain. Il commence le débroussaillage et curage de l’étang. Il déracine tous les arbres et ronciers pour entreprendre le creusage des bassins pour la piscine naturelle. Le déracinage des arbres nous pèsent mais nous n’avons pas le choix, il ne faut aucune racine pour la bâche. Nous en replanterons par la suite sur les côtés.
Quelques photos prises du toit par Lak. Sur la 1ère, on peut voir la clôture côté Ouest ; sur la 3ème, le fond du terrain (la pelleteuse dans l’étang) ; sur la 4ème, la clôture Est mitoyenne avec nos voisins Myriam et Fred (Myriam a une société d’aide à la personne), elle fait toutes sortes de petits travaux “une dame bricoleuse”, je lui tire mon chapeau. Pas de tire aux flancs en Charente Maritime. On bosse !!! Et sur la dernière, on aperçoit toute la longueur du terrain et un bout du damier géant du toit.
Le déchaumage du terrain, c’est retourné la terre avec un engin qui s’appelle “déchaumeur”. C’est un mot que je ne connaissais pas.
Le temps n’a pas été clément pendant ces deux mois d’été. Il a souvent plu, donc impossibilité de grimper sur le toit. On ne chôme pas, c’est pendant ces périodes qu’on en profite pour faire nos achats de matériel. On n’a aussi pris toutes les mesures des pièces de l’étable et Lak a commencé les plans des sanitaires, du bar et de la friterie. J’ai relooké un peu le mobilhome. Entre deux ondées, Lak remonte là-haut, plus prêt du soleil !
Enfin couvert !!!! Hourra !!!!!!
Le 4ème article suit vu qu’on vous a laissé sans nouvelles trop longtemps, on ne s’arrête plus. Là, on restera sur terre.
CAMPING “CHANT DU LAK” (2) août 14 2011
Infos : , 2commentairesC’est bon, on est presque couvert
La charpente est montée, elle pèse. Le frère de Lak nous a rendu visite avec la maman. Au passage un petit coup de main à son frère pour boucher les brèches des anciennes pannes (voir le 1er article : c’est beaucoup de pierres à monter), les montées/descentes à l’échelle c’est crevant sans compter la bétonnière à alimenter et à charier le ciment. Merci à Amar pour son aide. Il faut dire qu’on a pris du retard avec le temps pourri du mois de juillet : il mouille un jour sur deux ; c’est pas bon pour le plancher malgré la bâche. On a hâte que les tuiles soient posées. Quand le soleil veut bien pointer le bout de son nez, on met les bouchées doubles. On est tout de même content de l’état d’avancement des travaux. Nos voisins nous le confirment” qui va piano va sano”, c’est gentil.
Il faut continuer chaque semaine à tondre, à entretenir le terrain mais ma préoccupation journalière c’est la cuisine. J’assure au travailleur le repas quotidien. Ah, j’ai investi sur un barbecue en pierre.
Il arrive qu’il y ait des journées “mécaniques”. Je conduis trop vite mon tracteur, alors de temps en temps on entend “clac clac” un caillou a traversé mon chemin !!! Heureusement qu’on ne m’enlève pas de point sur le permis car il faudrait que je le repasse. Lak est obligé de descendre de son chantier pour réparer.
On a enfin reçu les équipements du 4×4 qu’on s’est empressé de monter : celà faisait 6 mois qu’ils étaient en commande sur internet : il ne faut jamais désespérer.
On passe maintenant au montage des panes/madriers. Là, il faut faire des passages dans les murs de pierres. Lak taille des moulures dans le bois sur les 40 cm de dépassement sur les pignons avant montage. Il a 12 panes à sculter et poncer sans compter les deux qu’il a déjà fait sur les panes centrales. Une fois terminée, il place les madriers dans leur logement. C’est très beau, çà donne un aspect décoratif à la charpente. Il est content de lui et m’appelle pour me faire voir. Le toit (sans tuile) a vraiment une autre allure avec ces madriers sculptés. Déjà lorsque le voisin maçon était passé et avait vu les moulure de la poutre centrale, il l’avait félicité de son travail. Cà donne du baume au coeur d’avoir les encouragements d’un pro.
On pense que fin de semaine prochaine, si le temps s’y prête, on pourrait poser les tuiles ; on l’espère tout du moins. Elles sont là, elle attendent qu’on veuille bien les monter. Encore 3200 tuiles à grimper sur le toit ; on va devenir des spécialistes. C’est encore un nouveau challenge relever.
Quelques nouvelles photos, maintenant on peut en télécharger, on est devenu des professionnels en quelques jours.
commentaire sur les photos :
(Photo 1) le plancher du 1er niveau vu du dessous. ( Photo 2) la ferme construite morceau par morceau. (Photo 3) vue arrière (avec emplacement fenêtre salle de bain), on y voit bien les logements des panes. (Photo 4) vue côté rue avec le panneau “permis de construire” et côté porte d’entrée : là aussi on distingue bien les panes dépassantes du toit. (Photo 5) montre la charpente. (Photo 6) les sculptures faites sur les panes. (Photo 7) la palette de bois (voliges et lattes) déposée au 1er étage par le livreur de “Matériaux Nord Blayais”. (Photo
les palettes de tuiles (3200). (Phot0 9) notre barbecue en pierre en attente de grillades. (Photo 10) le 4×4 équipé d’arceau, marche-pieds et un pare-buffle.
La récap
Du “21/04/11″ à ce jour “dimanche 14/08/11″ :
On a mis 1 mois pour la fosse sceptique, l’alimentation et l’aménagement du mobilhome, le nettoyage de l’étable et le défrichage du terrain.
Depuis le 25 mai début de la construction de la maison et la continuité de l’entretien du terrain, on a pris plusieurs jours de congés pour recevoir les amis et la famille, 4 jours pour un stage de karaté à Cabourg et 3 jours pour le déménagement final. Donc au total à peine 2 mois passés sur la maison sans prendre en compte la météo.
LE PROCHAIN ARTICLE QUAND LES TUILES SERONT POSEES.
CAMPING “CHANT DU LAK” (1) août 10 2011
Infos : , 1 commentaireVoilà comment l’histoire commence.
En janvier 2011, on décide de quitter Dreux la ville qui nous a presque vu naitre tous les deux. Nous avons aujourd’hui 55 ans pour moi et Lakhdar 59. On loue un appartement une semaine à Royan et nous commençons la prospection des alentours, les adresses relevées sur internet sont très utiles. On écume ROYAN et ses environs ; hors de prix pour nous. On contacte l’agence Estuair’immo pour un terrain à “La Valade“, une visite est arrangée. Le chemin parait loin depuis St Fort sur Gironde. On arrive enfin il est envahi de ronces et de mauvaises herbes, on a du mal à y voir clair, mais malgre ça c’est le coup de foudre. On négocie le prix pendant 15 jours avec des appels à intervalles réguliers. On finit par tomber d’accord, la signature est prévue deux mois plus tard. On concilie tous nos rendez-vous : DDE, mairie, etc… dans la même semaine car on ne peut pas faire des voyages Dreux/Royan tous les jours. De retour à Dreux, on se met au travail ; plans, chiffrage des différentes installations, rendez vous avec nos différents interlocuteurs pour les autorisations à la création d’un camping. L’idée est lancée, pour se rassurer, on en parle autour de nous, amis, famille, fréquentation de piscine, tout y passe. L’idée semble audacieuse pour des gens de notre âge mais elle plait et semble d’ailleurs faire des envieux. La deuxième fois on essaie de trouver une location pas très loin du terrain. Un gîte dont les propriétaires Mme et Mr Arrivé sont viticulteurs et producteurs de pineau,vin blanc et cognac. On lie des liens amicaux avec la famille, un des fils fabrique et monte des maisons en bois sous l’appellation “Vivanbois” à Gémozac. Ceux sont des gens extras.
Au départ notre venue dans cette région avait pour but de trouver un bout de terrain pour y installer un mobilhome pour nos vieux jours. Au gré de nos recherches, annonces et pub, le choix s’est porté sur un endroit à la croisée des chemins ROYAN, JONZAC et GEMOZAC ; un petit village d’une dizaine d’âmes tout près de la commune de CHAMPAGNOLLES : 1 ha de terrain agricole en friche, une vieille étable à vaches et deux murs en forme de pignon en pierres d’une hauteur de six mètres et épais de 52 centimètres + une ruine de 5m x 3.
L’idée d’y aménager un camping s’imposa à nous d’elle même aussitôt.
L’étable, mitoyenne avec l’habitation principale de nos voisins les plus proche, Au bout de ce terrain vallonné, un pièce d’eau arborée de ronciers, de mauvaises herbes, attend qu’on s’occupe d’elle pour lui redonner vie et puis à l’opposé côté rue, trônent nos deux pignons en pierres de taille. Notre priorité est d’y construire une maison.
La rencontre avec Mr le Maire de CHAMPAGNOLLES, le syndicat d’initiative de St GENIS de SAINTONGE et les contacts avec la DDE de JONZAC ne font que nous conforter dans notre idée.
Il faut dire que le camping çà on connait ! Il ya deux ans on a pris un billet aller/retour NEW YORK pour trois mois du 5 juin au 5 septembre 2009.
(Petite parenthèse qui vaut bien qu’on le raconte.)
Après une semaine d’organisation (location de voiture et cartes) en route vers la découverte des USA. Première destination MIAMI avec petit séjour à WASHINTON DC de quatre jours afin de s’équiper du minimum vital : tente pour deux à 30 dollars, quelques ustensils de cuisine et une couverture polaire. L’aventure débute “le camping et les aires de repos” 27 000 kilomètres parcourus en 3 mois (le Grand Canyon, la Vallée de la Mort, Nashville, Santa Fée, Albukerque, la fameuse Route 66, Rio Grande, Yellowstone, le Mont Rochemort, Las Vegas, Los Angelès, Hollywood, San Francisco, Alcatraz et bien d’autres en passant par le Mexique et le Canada avec ses superbes chutes du Niagara de quoi faire rêver. Pour dire que nous avons camper avec peu de moyen pour voir de jolies choses.
Nous allons donc au fil des jours raconter notre arrivée dans ce coin de campagne charentaise ”La Valade” situé à 30km de Royan et ses plages, à 15mn de Mortagne sur Gironde et son port, à 20mn des cures de Jonzac et ses Antilles et à 45mn de Bordeaux (autoroute Paris/Bordeaux à 10 km) ; depuis le début des travaux jusqu’à l’ouverture du camping prévue pour l’été 2012.
Le 10/02/11 on rencontre un jeune couple qui vend son vieux mobilhome, on tombe d’accord sur le prix et la date de livraison au terrain fin mars.
Tous nos rendez-vous sont pris en conséquence donc on ne peut plus faire marche arrière.
Le 17/03/11 on est convoqué par le service d’assainissement et on doit creuser un trou d’une profondeur d’1.60m sur une largeur de 60cm à l’endroit indiqué pour l’installation de l’assainissement.
On emménage donc au gite de Mr et Mme Arrivee pour 15 jours d’abord puis 3 semaines finalement, le temps de faire la fosse sceptique et de relier le mobilhome à l’eau, l’électricité, ect …
Notre arrivée au domaine.
On peut dire maintenant : notre domaine car on s’y sent vraiment chez nous comme si on habitait là depuis toujours. On a des voisins supers, ils viennent tous les jours voir comment avancent les travaux, on tape la discute et on en profite pour glaner quelques conseils sur les usages du pays. Chaque passage à pied ou en voiture équivaut à un salut de la main, un coup de klaxon … Ce sont des gens formidables des plus jeunes aux plus âgés. On s’est lié d’amitié à un voisin qui par hasard est artisan maçon. Il s’est triple fracturé le talon sur un chantier dernièrement et se trouve en arrêt de travail, donc son matériel disponible. Gentiment il nous l’a mis à dispo : petite pelteuse pour faire les 60 mètres de tranchée pour le drainage de la fosse et le camion bêne pour aller acheter le matos…. ouf merci la chance !!!
Le 18/03/11 l’EDF branche le compteur provisoire de chantier.
Le 21/03/11 la RESE creuse pour le compteur d’eau.
Le 25/03/11 le transporteur livre le mobilhome.
Le 30/03/11 signature définitive chez le notaire.
Le 31/03/11 le controleur de l’assainissement vient contrôler l’installation, on peut reboucher tout est bon.
On nettoie l’étable pour y entasser notre matériel, il y a de quoi faire.
Puis on s’occupe du terrain en friche. Jonathan ( fils cadet de Mme et Mr Arrivé ) broie toutes les herbes et ronces avec son tracteur, on y voit plus clair.
Un mois est nécessaire pour la mise en place du mobilhome : racordement électrique, canalisation d’eau et tuyau de gaz. La construction d’un cabanon pour les appareils ménagers, toilettes, ect… et d’une terrasse s’avèrent utiles.
On entoure le terrain de poteaux et de lisses en bois comme dans un coral de ranch (souvenirs,souvenirs…).
On fait l’aller/retour Dreux/Champagnolles pour amorcer le déménagement le 30/04/11. On en fera 4 en tout avec le pick-up, mais on fixera le déménagement final au 15 juillet avec un 20m3.
Durant notre absence de notre nouvelle demeure les herbes ont repoussées. On décide d’acheter un petit tracteur de 12 ch autoporté d’occasion qui deviendra mon travail favorit sous le soleil, il me faut 6 heures pour en arriver à bout, mais on est autonome.
On reçoit le permis de construire. Lakhdar prépare les 2 pignons enfouis dans les ronciers et le lierre. On achète une partie des matériaux chez Brico Dépôt à Saintes (bétonnière, pelle, pioche, truelle, brouette, etc…et Big Mat à Gémozac (sable, ciment, parpaings etc…). S’il y a un truc à dire sur Brico Dépôt c’est ok pour les tarifs mais purée pour se faire aider à charger c’est la galère, on a l’impression que les gars ils se cachent pour vous éviter. C’est vrai qu’on ne peut pas prétendre au beurre et à l’arg……beurre, mais quand même. Bon je ne généralise pas !!!
On y est : le 25/05/2011 on accroche la pencarte “ permis de contruire” sur le pignon côté rue. Les gros-oeuvres peuvent commencer on ne rigole plus !!!!
Le montage des parpaings se passe bien. La brouette plie sous la charge de béton mais le moral est bon, le soleil est là. Bientôt 4 murs, çà met du beaume au coeur. Nos nouveaux amis nous soutiennent tant ils voient notre acharnement au labeur. Les charentais aiment les travailleurs.
Les murs étant dressés jusqu’au 1er niveau avec les ouvertures portes et fenêtres, on passe aux colonnes de soutient car nous ne faisons pas de mur porteur donc 3 colonnes sont érigées. Le rez de chaussée prend tournure.
On passe à l’étage supérieur. Des amis sont venus nous rendre visite. On en profite d’être plusieurs pour monter le plancher et le bâcher car la météo annonce la pluie. Je fais la popote et les garçons travaillent. Du faite d’avoir de l’aide, on s’octroie des journées plage et promenade. Avant de repartir, les amis montent les parpaings au 1er étage pour nous facilité la tâche. L’accident : Lakhdar laisse échapper un parpaing qui tombe sur la tête de Mac Menouer. Panique à bord, il saigne beaucoup et je m’aperçois que je ne suis pas équiper pour les premiers secours : hôpital de Jonzac, 8 agraffes sur le crâne. Plus de peur que de mal ; aujourd’hui on en rit mais sur le coup on était tous vert. Un surnom pour l’auteur de la tentative ; le tueur au parpaing. Une excuse à conneries pour la victime, tout ce qui lui arrive dorénavant c’est à cause du traumatisme.
Malgré ce petit intermède les acolytes continuent le boulot. Ils inventent le système du plan incliné pour monter les moëllons au 1er niveau pour reconstituer les parties endommagées des pignons, leur poid ne permettant pas de les porter autrement. C’était drôle à voir, ils avaient inventés un tobogan avec l’échelle et entourait le moëllon avec une sangle. Huit agraffes mais on n’arrête pas les braves !!!
Les copains sont repartis. On part à Dreux pendant 3 jours pour finir le déménagement. Nénette fait partie du voyage. Nénette est ma meilleure amie, elle demeure à Dreux. Nous avons une copine commune ”Dom” qui habite Saujon, c’est à une demi-heure d’ici. Nénette est de passage chez elle. On se partage Nénette : un coup chez une, un coup chez l’autre ; donc je récupère Nénette la veille à Saujon, elle dort chez nous. Elle vient nous aider pour les meubles et faire la route avec moi, vu que nous avons deux véhicules, elle m’acompagne dans le pick up et Lak conduit le 20m3. Ouf pas très claire l’explication.
Heureusement qu’elle était là. Le déménagement terrible et le rangement plus encore.
On est parti le samedi matin 9h ; on doit rendre le véhicule le mardi matin 9h30 maxi sinon on nous taxe.
Arrivé à Dreux, on démonte et on organise. Lak appelle ses frères et amis pour charger le lendemain dimanche pour éviter la foule. L’appart est en plein centre ville au 1er étage avec grenier. Pas moins de 7 personnes pour charger le camion au chausse-pied. Merci à tout le monde, on repart le lendemain à 15h.
On récupère Nénette et retour dans les Charentes. On arrive à 22h sous une pluie battante, Mac do et au lit : on décharge demain à 7h. C’est épuisé mais juste à l’heure qu’on rend le camion en état (pas de surtaxe). Merci Nénette. 7 pour charger, 3 pour décharger !!! Faut le faire ! et dans un temps record !!!
[On n’avance pas trop dans le travail ces jours ci, la météo n’est pas bonne. Il est difficile de travailler en extérieur quand il tombe de l’eau. On s’occupe malgrés tout il y a d’autres choses à faire. Plusieurs amis et amies nous ont rendu visite ainsi que la famille, notre mobilhome est tout de même grand 30m2 c’est bien non !(2 chambres, cuisine aménagée, salle de bain/douche, wc, salon/salle à manger) on a déjà vécu 3 mois dans un igloo donc pour nous c’est du luxe.]
On s’est attaqué à la charpente, ce n’est pas pas une mince affaire. La ferme est montée pièce par pièce (morceau de bois par morceau de bois). Il a fallu reboucher les logements de panes où était posée l’ancienne charpente envolée (imaginez 52cm d’épaisseur sur une hauteur de 30 cm et une largeur de 50cm x par 4 emplacements : le nombre de pierres de taille qu’on a été obligé de grimper jusqu’à l’étage ?)
A noter l’excellente négociation avec les Matériaux Nord Blayais pour toute la charpente et tuiles comprises. Merci à Mr Philippe pour ses précieux renseignements et au livreur qui a déposé tous le bois de charpente au 1er niveau avec la grue.
PS : photos dans mon prochain commentaire
J’avais promis des photos, mais bon ! Il faut le temps de comprendre la manip pour les insérer : je fais mon premier essai.
La visite du terrain à l’état brut :
Le terrain en friche (photo 1), l’étable (photo 2), les deux pignons en pierres de taille sous le lierre et les ronces (photo 3), les ronciers (photo 4), la pièce d’eau (photo 5) et enfin une ruine en bord de route (photo 6).
L’installation :
(Photo 7) les 60 mètres de tranchées de la fosse sceptique, (photo 8 ) le terrain défriché et un tas de bois attend la St Jean pour qu’on y mette le feu. Le mobilhome a trouvé sa place , la clôture avec les lisses délimite le terrain (photo 9). (Photo 10) la terrasse est assemblée, le cabanon monté. Le matos est là, la bétonnière attend d’être chargée (photo 11). (Photo 12) les tranchées de la fosse sont rebouchées, la boîte aux lettres est plantée : on habite bien là. En face : coucou les voisins.
Les travaux :
(Photo 13) Lak a commencé le 1er mur de parpaings ; pendant ce temps je continue l’aménagement du mobilhome (photo 14). (Photo 15) le tracteur sur lequel je passe une journée pour la tonte du terrain. (Photo 16, 17, 18 et 19) quelques aménagement du terrain, surtout des jeux pour les petits diablotins de nos amis de passage. La (photo 20) montre la pièce d’eau après le passage du bull pour un peu de vide. (Photo 21) le fond du terrain et l’arrosage du champs de maïs voisin (on est en période de sècheresse). Les murs de parpaings sont terminés. Mac Ménouer tient la pose (photo 22), (photo 23) ah non, il visse les madriers du plancher ! (Photo 24) Lak est dépité, il a laissé tombé un parpaing sur le crâne de Mac, maintenant il lui fait du chantage, il n’a plu toute sa tête, il reclame une pension (lol) !!!. Sur la (photo 25) le cabanon est devenu couleur mobilhome “on a toujours quelque chose à faire”. (Photo 26) des colonnes remplacent les murs porteurs.
LA SUITE DANS UN PROCHAIN ARTICLE